Système électoral basé sur le "Nombre"

 

Le système électoral de formation des organismes d'Etat est: le "Nombre". Il est la loi suprême qui détermine le cours politique de l'Etat. Comme si le poids de l'opinion de chaque électeur était exactement égal alors qu'ils ne sont qu'une simple valeur instrumentale qui donne une mesure et un rapport et rien de plus. En fait, on mesure l'efficacité et la capacité d'expansion et de persuasion des opinions d'un petit nombre de personnes qui sont des minorités actives, des élites, des avant-gardes, etc ; en d'autres termes, on mesure leur rationnalité ou leur historicité ou encore  leur fonctionnalité concrète. Cela s'ignifie qu'il nest pas vrai que le poids des individus soit "exactement" équivalent. Les idées et les opinions ne "naissent" pas spontanément dans le cerveau de chaque individu; elles ont eu un centre de formation, d'irradiation, de diffusion, de persuasion; un groupe d'hommes ou même une seule individualité, les ont élaborées et présentées sous une forme politique d'actualité. Le "dénombrement" des "voix" est la manifestation terminale d'un long processus au sein duquel l'influence maximum revient justement à ceux qui consacrent à l'Etat et à la nation le meilleur de leurs forces (quand ils sont bien tels). Si ce groupe présumé de notables, malgré les forces matérielles immenses dont il dispose, n'a pas le consentement de la majorité. Il faudra le considérer ou bien comme incapable, ou bien comme ne représentant pas les intérêts "nationaux" qui ne peuvent pas ne pas être prépondérants pour déterminer la volonté nationale dans un sens plutôt que dans un autre. "Malheureusement" chacun est porté à confondre son intérêt "particulier" avec l'intérêt national et donc à trouver "horrible", etc que ça soit la "loi du nombre" de décider; c'est certainement une bien meilleure chose de devenir élite par décret. Il ne s'agit donc pas de celui qui "a beaucoup" intellectuellement et se sent rabaissé au niveau du dernier analphabète, mais de celui qui présume avoir beaucoup et qui veut retirer à l'homme "quelconque" même cette fraction infinitésimale de pouvoir dont il dispôse pour décider du cours de la vie de l'Etat.

De la critique issue de l'oligarchie et non pas de l'élite du régime parlemantariste, ces affirmations banales ont été étendues à l'ensemble des systèmes représentatifs, y compris aux systèmes non parlementaristes qui ne sont pas constitués selon les canons de la démocratie formelle. Dans les autres régimes d'Etat, le consensus ne trouve pas sa phase terminale dans le moment du vote car on suppose que le consensus est actif en permanence sans être assimilé à un selfgouvernement. Les élections ne se faisant pas sur des programmes généraux et vagues mais sur un travail concret, immédiat, afin que celui qui donne son accord s'engage à faire plus que le citoyen légal ordinaire pour être une avant-garde de travail actif et responsable. Ce "volontariat" dans l'initiative, stimulé par les plus larges multitudes, et non pas formé de citoyens amorphes, montrerait alors l'importance que pourrait avoir la manifestation du vote.

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La philologie:

C'est l'expression méthodologique importante pour que les faits particuliers soient vérifiés et précisés dans leur "individualité" afin que l'on ne les confondent pas avec d'autres. Cela peut permettre d'identifier certaines "lois de tendance" plus générales qui correspondent en politique aux lois statistiques ou à celles des grands nombres qui ont permis de faires pogresser certaines sciences naturelles. Mais cette loi statistique ne peut être employées dans la science et dans l'art politiques que tout autant où les grandes masses de la population restent essentiellement "passives", car cette loi peut avoir des conséquences graves si on la prend comme base pour construire des perspectives et des programmes d'action. Elle peut avoir dans ce cas de véritables catastrophes qui produisent des pertes "sêches" que l'on ne pourra jamais récupérer.

Adopter la loi statistique comme loi essentielle en jouant avec la rigueur de la fatalité est non seulement une erreur scientifique mais devient aussi une erreur pratique en action. En plus, elle favorise la paresse mentale ainsi que la construction de programmes superficiels alors que l'action politique vise à faire sortir les masses de la passivité en détruisant cette loi des grands nombres.

La philologie "vivante" est basée sur des expériences de détails immédiats pour former entre la grande masse des citoyens et une partie du groupe dirigeant une sorte d'"homme collectif". Pour cela, le tout doit être bien articulé; ce qui implique une participation de tous "active" et "Consciente" animée par une passion collective. Ainsi les chefs ne penseront plus qu'ils doivent agir par intuition qui serait étayée par des lois statistiques ni par un moyen rationnel trop souvent fallacieux que  ces chefs ont tendance à traduire en idées-forces, en mot force. Il n'y aura plus de chef Charismatique providentiel imposés par une "grâce divine".

Les autres soit disant lois sociologiques ne sont généralement qu'un double d'un fait observé. On décrit ce fait ou une série de faits au moyen d'un processus mécanique de généralisation abstraite et on en tire un rapport de ressemblance qu'on appelle "loi" en lui attribuant une fonction de cause.

Bien souvent les "Normes" sont des conformismes grammatical décousus, discontinus, limités aux couches sociales locales ou à des centres locaux. la PHILOLOGIE, née de l'étude de la philosophie de la Praxis, est une méthode de l'érudition qui établit des faits particuliers; c'est à dire une science de l'histoire et de la politique.

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Date de dernière mise à jour : 20/06/2017