STRUCTURE-SUPERSTRUCTURE ET INFRASTRUCTURE

Il faut poser exactement le problème du rapport entre la structure et la superstructure et le résoudre pour parvenir à une analyse juste des forces qui opérent dans l'histoire pendant une période déterminée et définir leur rapport.

L'Idéologie est distincte de la structure, c'est la structure qui influe sur l'idéologie et non l'inverse. Certaines solutions idéologiques sont insuffisantes pour changer la structure. Seules Certaines idéologies historiquement organisées sont nécessaire à une certaine structure, à des idéologies arbitraires et rationalistes "voulues". L'Etat est un organisme propre à un groupe pour favoriser son expansion.

Le rapport détermine des forces sociales dans une structure déterminée de l'appareil de production qui est garanti par une superstructure déterminée, morale, politique, juridique.

C'est la structure et la superstructure qui constituent le bloc historique (ensemble complèxe, contradictoire et discordant des superstructures qui reflètent l'ensemble des rapports sociaux de production). Il n'y a pas une réciprocité nécessaire entre structure et superstructure, réciprocité qui représente le processus dialectique réel.

C'est sur la base de la structure que nait un mouvement historique, c'est l'ensemble de forces productives matérielles qui constituent la structure économique de la société. C'est sur cette base réelle que s'élève la superstructure juridique et politique, à la quelle repondent les forces sociales et déterminées de conscience. Quand les forces de production évoluent, les conditions se changent en entraves; on entre dans une période de révolution sociale. Cette modification de la base économique entraine un bouleversement plus ou moins rapide de l'énorme superstructure. L'idéologie au sens de la philosophie de la praxis c'est tout l'ensemble des superstructures.

La philosophie de la praxis ne détache pas la structure des superstructures qu'elle conçoit, au contraire, dans leur développement comme étroitement liés et nécessairement inter-relatif et réciproque.

La structure est conçue de façon ultra réaliste de façon à pouvoir être étudier par les méthodes de la science naturelle ou exactes. C'est peut-être quelque chose de mobile et d'absolu, mais il y a un rapport nécessaire de réaction active de l'homme sur la structure  qui est l'affirmation de l'unité du processus de la réalité.

Le concept de bloc historique, c'est à dire unité entre la nature et l'esprit (structure et superstructures) est une unité des contraires et distincts. Dans l'étude de la structure il faut distinguer les mouvements organiques (relativements permanents) des mouvements de "conjonctures" (occasionnels, immédiats et presque accidentels).

Le passage de l'infrastructure aux superstructures est un moment politique qui est le rapport des forces politiques; c'est à dire de l'évolution du dégré d'homogénéité, d'auto conscience, et d'organisation atteint par les différents groupes sociaux. Ce moment peut être, à son tour, analysé et changé en différents degrés qui correspondent aux différents moments de la conscience politique collective, tels qu'ils se sont manifestés jusqu'ici dans l'histoire.

Le premier et le plus élémentaire est le moment économique - corporatif: un commerçant a le sentiment devoir être solidaire d'un autre commerçant, le fabricant d'un autre fabricant,etc. Ce qui est senti en somme c'est l'unité homogéne du groupe professionnel et le devoir d'organiser mais pas encore celui de l'unité d'un groupe social plus vaste.

Le second moment est celui où on atteint la conscience de la solidarité d'intérêts entre tous les membres du groupe social, toutefois encore sur le seul plan économique. Dans ce moment déjà se pose le problème de l'ETAT mais sur un seul plan: parvenir à l'égalité politique - juridique avec les groupes dominants, car on revendique le droit de participer à la législation et à l'administration; à l'occasion de les modifier, de les réfomer, mais dans les cadres fondamentaux existants.

Un troisème moment est celui où on atteint la conscience que ses propres intérêts corporatifs dans leur développement actuel et futur, dépassent les limites de la corporation, d'un goupe purement économique et peuvent et doivent devenir les intérêts des autres groupes subordonnés. C'est la phase la plus franchement politique qui marque un net passage de la structure à la sphère des structures complèxes, c'est à dire de la phase où les idéologies ont germées auparavent, et qui deviennent "partis" pour se mesurer et entrer en lutte entre elles jusqu'au moment où une seule d'entre elles ou une combinaison de partis tend à l'emporter, à s'imposer, à se répandre sur toute l'aire sociale, déterminant ainsi non seulement l'unicité intellectuelle et morale, en posant tous les problèmes autour des quels s'intensifie la lutte, non pas sur le plan corporatif mais sur le plan universel et en créant ainsi l'Hégémonie du groupe social fondamental sur une série de groupes subordonnés.

"Sans la structure il n'y aurait pas de poésie et donc

même la structure à un valeur de poésie"

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Date de dernière mise à jour : 06/09/2013

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