SCIENCE ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE

La science peut-elle donner et de quelle façon, la "certitude" de l'existence objective de la réalité dite extérieure?

C'est une erreur de demander à la science comme telle la preuve de l'objectivité du réel puisque cette objectivité relève d'une conception du monde, d'une philosophie et ne peut être une donnée scientifique. La science sélectionne les sensations, les éléments primordiaux de la connaissance. Elle considère certaines sensations comme transitoires, apparentes et fausses parce qu'elles dépendent de conditions individuelles particulières.

Le travail scientifique a deux aspects principaux:

1°- il rectifie continuellement le monde de connaissance, il rectifie, il renforce les organes sensoriels et élabore des principes d'induction et de déduction nouveaux et complèxes. En d'autre terme, il affine les instruments même de l'expérience et de son contrôle.

2°- Il applique cet ensemble instrumental (instruments matériels et mentaux) pour fixer ce qui dans les sensations est nécessaire et ce qui est arbitraire, individuel, transitoire. On établit ce qui est commun à tous les hommes, ce que les hommes peuvent contrôler de la même façon, indépendamment, les uns des autres, pourvus qu'ils aient respectés les mêmes conditions techniques de vérification.

L'"OBJECTIF" signifie précisément et seulement qu'on  affirme comme étant objectif, comme réalité objective, la réalité qui est vérifiée par tous les hommes, qui est indépendante de tout point de vue purement particulier ou de groupe.

Au fond, il s'agit encore d'une conception particulière du monde, d'une idéologie. Toutefois, cette conception dans son ensemble et par la direction qu'elle indique, peut être acceptée par la philosophie de la praxis, tandis que celle du sens commun doit être rejetée, même si elle conclue, matériellement, de la même façon.

Le sens commun affirme l'objectivité du réel dans la mesure où la réalité, le monde, a été créee par Dieu, indépendament de l'homme, antérieurement à l'homme. L'affirmation de l'objectivité du réel exprime par conséquent la conception mythologique du monde.

Le sens commun tombe d'ailleurs dans les erreurs les plus grossières lorsqu'il décrit cette objectivité; il en est resté encore, pour une bonne part, à l'astronomie de Ptolémée, il ne sait pas établir les liens réels de cause à effet,etc. C'est à dire, qu'il affirme "objective" une certaine subjectivité anachronique, ne pouvant même pas concevoir qu'il puisse exister une conception subjective du monde et ignorant ce que celà voudrait ou pourrait signifier. Cependant, si toutes les affirmations de la science étaient objectivement vraies de façon définitive, si les vérités scientifiques étaient définitives, la science aurrait cessée d'exister comme telle, comme recherche, comme expériences nouvelles et l'activité scientifique se réduirait à une divulgation du déjà découvert, ce qui n'est pas vrai.

Si les véritées scientifiques du monde ne sont pas définitives, ni préremptoire rapport de l'homme et du réel par la médiation de la technologie, la science, elle aussi, est une catégorie historique, un mouvement continuel de développement. Sauf que la science ne pose aucune forme métaphysique d'"inconnaissable", mais réduit ce que l'homme ne connait pas à une empirique "non connaissance" qui n'exclut pas la possibilité de connaître, mais la rend dépendante du développement des instruments physiques et du développemnt de l'intelligence historique des savants en tant qu'individus.

Ce qui interesse la science est donc la culture, La conception du monde, le rapport de l'homme et du réel par la médiation technologique.

La science est aussi une superstructure, une idéologie; elle est, concrétement, l'union du fait objectif et d'une hypothèse ou d'un système d'hypothéses qui dépasse le pur fait objectif. Mais on ne réussi toujours pas à évaluer avec précision ce qu'elle apporte de concrèt.

Dans une discussion scientifique on pose des problèmes historiques et critiques avec pour intérêt la recherche de la vérité et le progrès de la science. Dans cette discussion l'adversaire peut exprimer une exigence qui doit être incorporée comme un moment subordonné à notre propre recherche. Chercher à comprendre et à évaluer en réaliste la position et les raisons de l'adversaire avec qui on discute en se libérant de la prison des idéologies et du fanatisme idéologique aveugle, c'est à dire, en se plaçant d'un point de vue critique qui est la seule façon d'être fécond dans sa recherche scientifique.

Il faut pouvoir élaborer une doctrine où tous les rapports sont actifs et en mouvement en établissant, bien clairement, que le siège de cette activité est la conscience de l'homme pris comme individu qui connait, veut, admire, crée dans la mesure où il connait déjà, veut, admire et crée. On est riche de possibilités qui nous sont offertes par les autres hommes et par la société des choses dont on a déjà une certaine connaissance. Les rapports sociaux constituent une alimentation fondamentale car ils sont fournis des éléments de la vie sociale à travers lesquels se manifestent les rapports sociaux.

La philosophie est une science démocratique qui donne la possibilité de raisonner qui est commune à tous les hommes.

La réalité est comme nous la connaissance et notre connaissance change continuellement et donc aucune philosophie n'est définitive. Il est d'ifficile d'imaginer être sobre en paroles et en attitudes extérieures alors que ça permet de mettre plus de force dans le caractère et la volonté concrète. C'est seulement par la critique qu'on peut résoudre la spéculation dans certains systèmes philosophiques.

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Date de dernière mise à jour : 11/07/2013

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