-Le Marxisme

KARL MARX est le philosophe Allemand qui a voulu rendre public les méfaits du capitalisme économique et politique. Marx est le créateur de la "Weltanschauun gen" (Conception du monde en allemand). En disant que le prolétariat allemand est l'héritier de la philosophie classique allemande, il voulait indiquer le rôle historique de sa philosophie devenue théorie d'une classe appelée à devenir Etat. Avec le marxisme il a établi une science- action.
Le marxisme ne pouvait se présenter à l'origine que sous un aspect polémique et critique comme dépassement d'un mode de pensée précédent et la pensée concréte existante (où monde culturel existant). Elle était appelée à être développée en approfondissant le concept d'unité de la théorie et de la pratique. De fait, elle a marqué le début d'une conception plus moderne et plus féconde que celle contenue dans le cri populaire de "Dieu le veut". La marxisme c'est légalité entre "philosophie" et "politique", entre "pensée" et "action". Marx a exactement analysé  la "réalité" de son époque, il n'a fait que mettre sous forme de système rationnel et cohérent ce que les agents historiques de cette réalité sentaient et sentent confusément et instinctivement et que les adversaires n'avaient pas encore pris conscience.

Le marxisme a été conçu comme une réforme populaire moderne de tout le passé culturel. Pour cette conception moderne de la vie, il l'a réalisée avec une réforme intellectuelle et morale dialectisée, pour en faire une synthèse. C'est le système matérialiste et spirituel revécu par son fondateur à partir des expériences d'HEGEL, FEURBACH, et du matérialisme français pour en faire une synthèse de l'unité dialectique. Le marxisme se conçoit dans une perspective historique, c'est à dire comme une phase transitoire de la pensée philosophique. En un certain sens c'est une réforme et le développement de la philosophie de HEGEL, une philosophie libérée. Il continue la philosophie de l'immanence (théorie) mais elle est épurée de tout son apparat métaphysique sur le terrain concrét de l'Histoire. Le marxisme est égal à HEGEL plus David RICARDO; c'est à partir du lien qui unit RICARDO à HEGEL et à ROBESPIERRE que le marxisme est arrivé à une nouvelle conception de l'immanence, épurée de toute trace de transcendance et de Théologie. C'est un concept fondamental qui se suffit à lui même car il contient tous les éléments fondamentaux pour construire non seulement une conception du monde totale et intégrale mais aussi une philosophie totale et une théorie des sciences naturelles qui est capapble de vivifier une organisation intégrale de la société pour devenir une civilisation totale et intégrale. Alors que beaucoup pensent que c'est une pure philosophie, la science de la dialectique, et que les autres parties sont l'économie et le politique et donc formée de trois parties constitutives,  le marxisme est une théorie de l'histoire et la réponse affirmative que ce n'est pas pour autant qu'après la philosophie générale que la dialectique ou la gnoséologie n'est pas une unité organique de politique et d'économie. Le marxisme se conçoit dans une perspective historique, c'est à dire comme une phase transitoire de la pensée philosophique. Il n'est pas implicitement contenu dans le système tout entier, mais il explicite sa thèse bien connue qui affirme que le développement historique sera à un certain point caractérisé par le passage du règne de la nécessité à celui de la liberté. C'est un processus historique encore en mouvement qui pose à nouveau la nécessité d'une nouvelle synthèse culturelle, philosophique, qui marquera une nouvelle étape de développement du marxisme. Le marxisme affirme que toute vérité que l'on croit éternelle et absolue n'a eu que des origines pratiques et il ne représente qu'une valeur provisoire.

Pour l'heure, elle a un attribu de"révolutionnaire". C'est une théorie révolutionnaire car elle est un élément conscient de séparation, de distinction, entre deux camps, elle est un sommet inaccessible, mais elle est seule, robuste et féconde de nouvelles véritées contre la culture traditionnelle qui est encore robuste et surtout plus raffinée, mieux léchée. Marx n'a jamais eu l'idée de faire du livre 1 du "Capital", qui est un instrument technique, la caisse unique et suprème du développement économique. Le marxisme est le rapport entre la volonté humaine (la superstructure) et la structure économique. Le marxisme est en un certain sens une philosophie qui libère ou qui du moins cherche à se libérer du capitalisme et de tout élement idéologique unilatéral et fanatique; il est la pleine conscience des contradictions  à un principe de connaissance et par conséquence d'action. C'est l'expression des contradictions historiques car il est lui même lié à la nécessité et non à la liberté qui ne peut pas encore exister historiquement. La maturité économique est pour Marx la condition nécessaire du collectivisme communiste.

Pour comprendre la démarche suivie par Marx, il faut tenir compte de son activité créatrice et constructrice. Il est nécessaire d'étudier attentitvement la culture philosophique qui a été la sienne et l'atmosphère philosophique générale dans laquelle il s'est formé directement ou indirectement. Il a posé comme principal facteur l'Histoire et non pas les faits économiques bruts mais bien l'Homme, la société des hommes qui se rassemblent entre eux et se comprennent entre eux. Il a prévu le prévisible. Il a saisie la réalité au filet et l'a rendue évidente et distincte. Il a prolongé la pensée idéaliste allemande avec des inscrustrations positives et naturalistes. Il a combattu les idéologies de son temps dans ses formes les plus raffinées pour constituer son propre groupe d'intellectuels indépendants. Son "capital" est une perspective historique dans lequel il affirme que le développement historique sera, à un certain point, caractérisé par le passage du règne de la nécessité à celui de la liberté.

MARX et ENGELS les deux fondateurs du marxisme ont un lagage différent du fait qu'ils n'ont pas la même origine culturelle.

Marx s'est donné deux taches en fondant le marxisme:

- Combattre les idéologies modernes

-  Eduquer les masses populaires

Sa philosophie est aussi politique et sa politique est aussi philosophie; elle reste aujourd'hui encore dans une phase polulaire. Son "capital" est une perspective historique, c'est à dire une phase transitoire de sa pensée philosophique. La philosophie du marxisme est née sur la base du développement maximum de la culture de la première moitié du 19e siècle, culture qui était représentée par la philosophie classique allemande et par l'économie classique anglaise ainsi que par la littérature et la pratique politique française. Le marxisme a élaboré synthétiquement les trois mouvements, c'est à dire toute la culture de l'époque.

 Les parties constitutives du Marxisme sont dans la partie philosophie générale , tous les concepts généraux et une méthodologie de l'Histoire et de la politique, de l'Art, de l'économie et de l'éthique. L'autre partie est la science de la dialectique ou gnoséologie dans laquelle les concepts généraux d' l'histoire de politique et d'économie se nouent en une unité organique.

Vouloir réduire le marxisme à une sociologie c'est vouloir le réduire a une conception du monde à une formulaire mécanique qui donne l'impression que l'on tient toute l'histoire dans sa poche. L'expérience sur laquelle se fonde le marxisme ne peut être schématisée car cette expérience est l'Histoire même dans sa variété et sa multiplicité infinie, sa philosophie doit être comprise comme une méthodologie générale de l'Histoire. Il ne vit que de travaux historiques particuliers. Sa philologie est l'expression importante qui veut que les faits particuliers doivent être vérifiés et précisés dans leur "individualité " qui interdit qu'on le confonde avec d'autres, son utilité pratique est de pouvoir identifier certaines "lois de tendance" plus générales qui correspondent dans la politique aux lois statistiques ou a celle des grands nombres qui ont permis de faire progresser certaines sciences naturelles. Le marxisme est une expérience des détails immédiats, par un système que l'on pourrait appeler de "philologie vivante" pour former un lien étroit entre grande masse, parti, et groupe dirigeant qui fait que tout l'ensemble, bien articulé, peut se mouvoir comme un "homme collectif".

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Date de dernière mise à jour : 15/05/2017