HOMME - SOCIOLOGIE

L'Homme c'est quoi? Au départ on est tenté de dire c'est un individu humain (de l'espèce humaine). L'homme c'est aussi le processus de ses actes, de sa vie, de son destin. Il obéit à des règles de conduite mais il n'y en a pas une seule unique pour tous les hommes. L'homme ne se limite pas à une individualité; l'humanité se reflète dans chaque individu. Cette hummanité est faite de:

-1 de l'individu

-2 des autres humains

-3 de la nature qui l'environne.

L'homme a un rapport organique avec les autres hommes car il s'intéresse à un organisme appelé société. Par son travail il est en rapport avec la nature et tous ses rapports sont actifs et conscients en fonction de l'intelligence de chacun. Etant au centre de ces rapports, il change et se modifie en fonction des changements et modifications avec les autres humains et avec la nature.

L'homme modifie le milieu, c'est à dire l'ensemble des rapports aux quels il s'intègre. L'individualité est donc l'ensemble de ces rapports. Il acquiet aussi une personnalité qui continue de modifier l'ensemble des rapports. Ces rapports peuvent être simples ou nécessaires et volontaires. L'homme du présent est la synthèse du passé. La nature humaine est le complexe des rapports sociaux. Cette réponse inclue l'idée du devenir : l'homme devient, change continuellement avec le changement des rapports sociaux parce qu'il nie l'HOMME en général. La nature de l'homme est l'histoire. La nature humaine ne peut se retrouver en aucun homme particulier, mais dans toute l'Histoire du genre humain. La philosophie à elle seule est l'histoire en acte, c'est la vie elle même.

Qu'est-ce que la Sociologie?

C'est une tentative pour décrire et classifier schématiquement les faits historiques et politiques selon des critères construits sur le modèle des sciences naturelles. C'est une tentative pour découvrir, expérimentalement, les lois de l'évolution de la société humaine de façon à prévoir l'avenir avec la même certitude que celle avec laquelle on prévoit qu'à partir d'un gland se développera un chêne. L'évolutionnisme vulgaire est à la base de la sociologie. Le succès de la sociologie était lié à la décadence du concept des sciences politiques et d'art politique survenue au 19° siècle avec le succés des doctrines évolutionnistes et positivistes. Mais une conception du monde ne se réduit pas à un formulaire mécanique qui donne l'impression que l'on tient toute l'Histoire dans la poche. Au 19e siècle la sociologie a connu un succes lié à la décadence du concept de science politique et d'art politique avec le succès des doctrines évolutionnistes et positivistes.

La sociologie se veut l'étude des conditions et des lois qui règlent le développement de l'Homme historiquement déterminé qui s'est développé et qui vit dans certaines conditions, dans un complexe social détermié, c'est à dire dans un ensemble de rapports sociaux. Mais on ne peut pas faire abstraction de la volonté et de l'initiative des hommes eux même, ce qui rend impossible cette étude. Le problème est donc celui de la science et non de la sociologie, science qui est une activité "Politique", une pensée politique dans la mesure où elle transforme les gens en les rendant différents de ce qu'ils étaient avant. En fait tout est politique et cette politique est une science qu'on appelle Philosophie, la philosophie de la politique. Cette science conçoit la réalité comme trascendante, elle est découverte. Ici, la politique a le même sens que la création; reste à savoir si elle est rationnelle ou arbitriare, c'est à dire utile aux hommes pour élargir leur conception de la vie, pour rendre la vie elle même supérieure (pour la développer).

Ce qui est réellement important dans la sociologie n'est rien d'autre que la science politique.

Pour faire ce travail quand on ne s'adresse pas à des intellectuels de profession, il faut partir d'une analyse critique de la philosophie du "sens commun". C'est à dire à une conception du monde absorbé d'une manière acritique par les différents milieux sociaux et culturels dans lesquels se développent l'individualité morale de l'homme moyen. Le sens commun présente des formes innombrables; c'est le "folklore" de la philosophie. Son trait fondamental caractéristique est d'être une conception fragmentaire, incohérente, inconséquente, conforme à la situation sociale et culturelle de la multitude dont il est la philosophie. Les élémens principaux du sens commun sont fourni par la religion. C'est ce qui fait que le rapport entre sens commun et religion est étroit, plus qu'avec un système philosophique d'intellectuels qui ont sur eux aucune efficacité directe sur leur manière de penser et d'agir.

Il faut pouvoir dépasser critiquement le sens commun pour accepter une philosophie nouvelle. Le sens commun est la philosophe spontanée de la multitude. Ce sens commun qui est souvent présenté comme le "bon sens" est un mode de pensée déterminée avec un certain contenu de croyances et d'opinions et aussi comme une attitude bénévolement indulgente, dans son mépris pour l'obscur et le compliqué.

La science doit tuer ce bon sens traditionnel pour créer un nouveau bon sens, un nouveau sens commun assorti d'une nouvelle culture, d'une nouvelle philosophie qui devra prendre racine dans la conscience populaire. Cela est nécessaire pour créer de nouveaux types de civilisation plus élevées. Cela demande de mettre en rapport "civilisation" et "moralité", tout en continuant le développement économique de production qui constituera l'élaboration physique de nouveaux types d'humanité.

La sociologie a été une tentative pour créer une méthode de la science hstorique- politique en fonction d'un système philosophique déjà élaboré: le positivisme évolutionniste. Elle a réagi sur lui partiellement. C'est devenu la philosophie des non-philosophes, une tentative pour décrire et classifier schématiquement les faits historiques et politiques selon des critères construits sur le modèle des sciences naturelles. Ce fut une tentative pour découvrir, expérimentalement, les lois de l'évolution de la société humaine de façon à prévoir l'avenir avec la même certitude que celle avec laquelle on prévoit qu'à partir d'un gland se développera un chène. C'est cet évolutionnisme vulgaire qui est à la base de la sociologie qui ne peut connaître le principe dialectique avec le passage de la quantité à la qualité qui trouble toute évolutionet toute loi d'uniformité au sens évolutionniste.

La philologie est l'expression méthodologique d'une nécessité importante qui est que les faits particuliers doivent être vérifiés et précisés dans leur individualité qui interdit qu'on les confonde avec d'autres.

L'adoption de la loi statistique en politique qui joue de la fatalité est une erreur pratique en action.

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Date de dernière mise à jour : 27/03/2017

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